05 May 2009

On the boat

Après le week end parisien, nous partîmes en week end pénichien, à Reading, à 2h30 de Londres en voiture (comptez 3h30 avec les embouteilages sur la A406 et la M25), je te raconte pas comment JR il a stressé avec sa map de 1999. Allez si, je te raconte tiens.

On est allé rendre visite à mes amis Colin & Tarel qui vivent sur une péniche, tu sais le couple qui saute sur son matelas d'eau parce Tarel a propulsé Colin en l'air en s'asseyant et qu'il a cassé une ampoule. Tu ne te souviens pas ? Va faire un tour dans les chroniques bloggeuses alors, t'as pas bien suivi mon gars.

Bref... Comme tu peux voir sur la photo, on a pris une sorte de caddie pour transporter toutes nos affaires jusqu'à la Marina (et on avait acheté du vin aussi, tu penses bien).


Et j'avais mis pour l'occasion (et le soleil), mes nouveaux nu-pieds achetés à Paris chez San Marina. J'ai même eu le temps de poser mon rose à ongles vendredi soir, entre le gratin dauphinois et le DVD de 99 francs.

Bien sûr j'ai eu droit à un remarque de Colin sur mon jean "trop grand", mais il avait pas encore assimilé le concept du boyfriend jean.
Alors donc, le dimanche on a sorti le bateau en virée jusque Mapledurham pour visiter une craft fair , c'est à dire une foire d'objets artisanals (en gros des breloques ringardes que même avec le revival de la mode sixties t'aurais honte de porter) où JR m'a offert une écharpe en mohair blanc acheté à £1.50 et tricotée par une octogénaire hippie dans une foire de babas cools, où se côtoyaient éleveur de chouettes, menuisier de barreaux de chaises, dompteur de perroquets et vendeur de pear cider pheasant plucker (JR e a profité pour sortir sa blague pleasant fucker, ce qui lui a valu le regard choqué d'une vieille dame qui préférait le fudge au chocolat).

Aussi le samedi soir on a fait de la musique avec Colin à la guitare et la voix, JR au piano synthé son façon accordéon, et moi au violon (qui a d'ailleurs failli passer par le hublot). Le lendemain, je me suis mise à la guitare électrique (ça faisait mieux avec mes sandales).

Pendant ce temps, JR s'est stressé tout seul avec ses cordes. Pourtant Colin lui a montré 23 fois comment on pose le pouce, puis on fait une boucle, on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, et hop on accroche, et on fait pareil de l'autre côté. Mais JR a paniqué et a niqué la corde dans tous les sens. Du coup c'est Tarel qui a pris le relais et du coup on n'a pas perdu le bateau.


On est passé par les Docks, on a "mooré", et j'ai même conduit: port (côté gauche), starboard (côté droit), midship (milieu: aiguille sur le zéro)...une vraie pro du volant, sauf qu'on allait vachement vite: 3 kilomètres à l'heure ! genre marche à pieds tu vois. Du coup on a mis 2 heures pour un trajet qui prend 10 minutes en voiture.

Mais tout le plaisir était dans la campagne ensoleillée, le glissement silencieux sur l'eau, les cygnes et les canards et un grand sentiment de liberté et de peaceful attitude qui allait très bien aussi avec mes Converses.

Et pour finir en beauté, dans la compétition les noms de bateaux les plus débiles qu'on a vu défiler: Acquacadabra dans le genre je me prends pour un magicien sur l'eau, ou encore We are free (suivi du nom du père, de la mère et du gamin) dans la catégorie "nous on est libres parce qu'on n'habite pas dans une maison" et en plus on est tellement trop forts qu'on fait un jeu de mots sur "free" et "three".

Ben moi si j'avais un bateau, je me la jouerais pas et je l'appèlerais tout simplement Elzaz.

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